Tu t'opposes, tu cries, tu hurles

Tu te débats, te roules par terre même.

Tu me rends folle, je me dis que tu n'es jamais contente, que tout est conflit,

Que je rate quelque chose, que tout part en vrille.

 

Et puis je prends ta petite main dans la mienne,

« On court ? »

Et nous voilà parties, tes petits cheveux blonds au vent,

Et ce son,

Celui de ton rire.

Ton rire, il me va droit au coeur et me bouleverse.

Tu ris avec tout ton petit corps.

Ton rire est total et sans concession,

Sans aucune arrière-pensée.

 

Courir avec toi vers la mer, ma douce.

Courir et t'entendre rire encore et encore.

Et en cet instant parfait ne plus penser à rien, qu'à toi

Et ces notes cristallines qui cascadent

Au rythme de notre course sur le sable.

 

Se dire que si c'est dur, toujours il y aura cette plage.

Ces endroits où revenir quand la tempête en toi fait rage.

Garder en moi ces souvenirs, ton rire contre ma colère,

 

Le soleil après la tempête.